Foire aux questions

Qu’est-ce qu’une circonscription charnière?

Une circonscription charnière se définit par ses résultats très serrés à l’élection précédente et par la forte probabilité qu’elle change d’allégeance à la prochaine élection.Dans le cadre de la présente campagne, nous tiendrons uniquement compte des circonscriptions où le Parti conservateur est arrivé second ou a remporté l’élection par une faible marge. Dans l’un ou l’autre de ces cas, nous considérons que le député sortant est vulnérable.

es limites de la plupart des circonscriptions fédérales ont été redessinées cette année. Notre analyse tient compte de la redistribution officielle des résultats de 2011 fournie par Élections Canada. Nous avons ajusté les résultats des élections précédentes à la nouvelle carte électorale, ce qui nous donne un bon aperçu de l’issue probable du scrutin si la réforme avait eu lieu il y a quatre ans.

À partir de ces résultats, nous avons analysé les circonscriptions dans lesquelles :

  • le député conservateur a gagné par une marge de moins de 15 %, ou
  • un député du NPD, du Parti libéral ou du Parti vert a gagné par une marge de moins de 5 % et le candidat conservateur a terminé second.

Bon nombre de circonscriptions pourraient être qualifiées de charnière, puisqu’elles ont donné lieu à une lutte serrée entre le NPD, le Parti libéral, le Parti vert ou le Bloc québécois, mais nous avons décidé de les ignorer à moins que le candidat conservateur ne risque de se faufiler en première place.

Notre définition plus restreinte d’une circonscription charnière s’explique par notre volonté de prioriser les circonscriptions où les députés conservateurs peuvent être vaincus.

La montée du NPD dans les sondages va-t-elle changer quelque chose?

L’élection de 2011 n’a pas suffi à déloger les Conservateurs, mais ses résultats donnent matière à réflexion en vue du prochain scrutin. Il y a quatre ans, les Conservateurs ont obtenu une majorité des sièges avec à peine 39 % des votes. S’ils étaient vulnérables en certains endroits, ils le seront davantage cette année sachant qu’ils sont en baisse dans les sondages tandis que les Néo-démocrates et les Libéraux tendent à enregistrer des gains.

es sondages nationaux sont d’une utilité très limitée lorsqu’il s’agit de comprendre ce qui peut arriver dans une circonscription spécifique. C’est pourquoi nous prévoyons effectuer des sondages localisés partout où il sera possible d’en faire (compte tenu du prix élevé de cet exercice). Dans le cadre de la campagne Votons ensemble, nous souhaitons effectuer les prévisions les plus fiables et inciter la population à faire les choix les plus judicieux.

Pour plus de détails, voyez la question relative aux sondages un peu plus bas.

Quelles circonscriptions charnières avez-vous ciblées?

La page de votre circonscription locale vous aidera à savoir si elle est une circonscription charnière détenue par le Parti conservateur, ou si elle est une circonscription non conservatrice dite « sûre ». ous serez donc en mesure d’agir là où votre vote compte le plus. Au cours de la présente campagne électorale, nous allons rendre les électeurs plus autonomes afin qu’ils puissent identifier et appuyer la candidate ou le candidat local qui a le plus de chances de vaincre le Parti conservateur. Si vous habitez dans une circonscription non conservatrice, vous pouvez quand même vous rendre utile en participant à notre campagne téléphonique dans les circonscriptions charnières prioritaires.

Les équipes d’À l’action ont fait du porte à porte pendant des mois pour convaincre les gens d’adhérer à la campagne Votons ensemble. Leurs bénévoles ont quadrillé les circonscriptions de Fredericton, Kitchener-Centre, London-Centre-Nord, Etobicoke–Lakeshore, Eglinton–Lawrence, Willowdale, Elmwood–Transcona, Saskatoon–University, Calgary-Centre, Edmonton Griesbach, Vancouver Granville, et Port Moody–Coquitlam. De nouvelles équipes font leur apparition chaque semaine.

Nous avons choisi de prioriser le travail de terrain en fonction des critères suivants :

  • Probabilité de vaincre les Conservateurs: Nous donnons la priorité aux circonscriptions que le Parti conservateur a remportées par une faible marge en 2011, et celles où la division du vote pourrait lui être favorable en 2015.
  • Force des équipes locales : Nous donnons la priorité aux circonscriptions dans lesquelles notre campagne compte le plus d’adhérents ou possède déjà une équipe de terrain active.
  • Appui égal aux partis d’opposition: En premier lieu, nous avons considéré les circonscriptions où le NPD et le Parti libéral avaient un rapport de forces équilibré en 2011.
  • Répartition géographique : Nous nous sommes efforcés de bien couvrir toutes les régions du pays.

Quand allons-nous décider pour qui voter?

Nous n’avons pas encore décidé qui sera le mieux placé pour vaincre le Parti conservateur dans une circonscription ou une autre. Nous savons que la situation peut évoluer rapidement lors d’une campagne électorale. Des changements aux intentions de vote sont déjà observables même si les principaux partis n’ont pas encore dévoilé leur programme complet. Le processus de sélection qui nous permettra de faire des recommandations aura lieu à la mi-octobre, afin que nous puissions tenir compte de revirement imprévus et de dernière minute.

Nous ne recommanderons pas un candidat dans chaque circonscription charnière détenue par les Conservateurs. En revanche, nous allouerons davantage de ressources à une circonscription si le nombre d’adhérents à la campagne Votons ensemble atteint le seuil de 1000 signataires (lorsqu’il y a une course à deux) ou de 1500 signataires (lorsqu’il y a une course à trois). Dans cette éventualité, les signataires seront invités à décider eux-mêmes, par un processus démocratique, s’il est pertinent de recommander formellement une candidature.

Nous voulons nous assurer que l’appui à une candidature ralliera assez de voix pour faire une réelle différence. Nous serons sélectifs et allouerons nos ressources aux circonscriptions où nous avons le plus de chances de succès. Le processus de recommandation par la communauté ne peut avoir lieu partout, mais nous nous engageons à appuyer chaque circonscription en fonction de ses particularités.

Comment allons-nous décider pour qui voter?

Ce sont nos membres et sympathisants qui orientent nos décisions. À l’action publiera régulièrement des informations relatives aux intentions de vote et au programme électoral des différents partis, mais il reviendra aux signataires de l’engagement de décider quelle candidature appuyer (et s’il faut en appuyer une en premier lieu). Par conséquent, la signature de l’engagement représente à la fois un vote au processus de recommandation, et une promesse de voter en fonction des résultats de ce même processus de recommandation.

Le processus de recommandation ne sera pas exactement le même si nous sommes en présence d’une course à deux (dans laquelle un seul candidat non conservateur peut vaincre le candidat conservateur) ou d’une course à trois (dans laquelle deux candidats non conservateurs ont une chance relativement égale de l’emporter).

S’il y a course à deux,, la question sera : « Devrions-nous appuyer la candidate ou le candidat qui a le plus de chances de vaincre le candidat conservateur? » Les signataires de l’engagement auront l’option de décliner cette offre si la personne pressentie ne défend pas les valeurs préconisées par la communauté.

S’il y a course à trois, les questions seront : « Devrions-nous appuyer une candidature? Si oui, laquelle? »

Sur proposition d’un membre, la communauté locale tentera de rallier les signataires de l’engagement et les autres forces progressistes afin d’appuyer massivement la candidature recommandée. Si aucune candidature n’est formellement recommandée, l’objectif de la communauté locale sera de « faire sortir le vote » des électeurs progressistes de manière plus générale.

Les sondages nous induisent souvent en erreur. Les vôtres seront-ils plus précis?

Il est vrai que les sondages font souvent des prédictions erronées. C’est pourquoi nous misons sur le sociofinancement afin d’effectuer des sondages localisés et plus fiables. Les firmes de sondages contactent généralement de 1000 à 2000 individus à l’échelle provinciale ou nationale. Elles tentent par la suite d’interpréter ces résultats pour prédire l’issue du scrutin à moindre échelle. Cette méthodologie ne tient aucunement compte des particularités régionales ou municipales, ce qui cause souvent des surprises le jour de l’élection. De fait, très peu de sondages sont menés dans une seule circonscription.

Le sociofinancement nous aidera à lever les fonds nécessaires à la tenue de sondages dans les circonscriptions charnières actuellement détenues par le Parti conservateur. Ces sondages ont plus de chances d’être précis. Or, l’objectif de nos enquêtes ciblées n’est pas de prédire l’issue du scrutin ou de déterminer les intentions de vote par une marge d’un ou deux points de pourcentage, mais d’identifier les tendances lourdes d’une circonscription et l’ordre dans lequel les partis politiques sont susceptibles de se classer. S’ils sont utilisés avec rigueur, les systèmes de réponse vocale dialoguée (RVD) conviendront parfaitement à cette tâche.

Pour assurer la plus grande précision possible de nos données et alléger les biais d’échantillonnage et de réponses parfois occasionnés par les systèmes de RVD, nous prendrons les mesures suivantes :

  • Effectuer le sondage sur une durée minimale de trois jours.
  • Rappeler au moins trois fois les foyers où nous n’avons pas obtenu de réponse.
  • Utiliser un questionnaire simple et court auprès d’un vaste échantillon d’au moins 500 personnes par circonscription.
  • Pondérer les données de manière à refléter précisément les intentions de vote dans chaque circonscription.

S’agit-il d’une campagne de vote stratégique?

Votons ensemble est beaucoup plus qu’une campagne destinée à vaincre les Conservateurs.

De ville en village, nous sommes en train de bâtir un mouvement indépendant et capable de tenir le gouvernement responsable de ses actes. Les communautés les plus influentes auprès des décideurs se caractérisent par leurs relations interpersonnelles bien développées. En d’autres termes, le temps que nous consacrons à l’organisation politique et au dialogue social est bien investi, puisqu’il nous permettra d’obtenir une démocratie plus forte, une économie plus juste et un environnement plus sain.

Le fait de voter en groupe est un moyen et non une fin. Sachant que toute forme de progrès est impossible avec le gouvernement actuel, nous voulons permettre aux députés fédéraux de prendre les décisions qui s’imposent en matière de climat, d’économie et de démocratie. La campagne Votons ensemble n’est qu’un début. Après l’élection, nous inviterons les partis politiques à coopérer pour réformer le mode de scrutin. Nous espérons que l’élection de 2015 sera la dernière où nous demandons aux citoyens de voter pour un parti qui ne représente pas leur premier choix.

Je ne peux pas voter. Puis-je quand même me rendre utile?

Plus de 2,5 millions de personnes vivent et travaillent au Canada sans posséder la citoyenneté canadienne. Les résidents permanents, les étudiants, les demandeurs du statut de réfugié, les travailleurs étrangers temporaires et les sans-papiers représentent environ 7 % de la population.

Le gouvernement conservateur a compliqué les démarches permettant à une personne de demander le statut de réfugié ou d’immigrer légalement. Il en résulte une plus grande précarité qui finit par s’étendre à l’ensemble de la population.

Vous pouvez tenir le gouvernement conservateur responsable de ses actes en soulevant cette question chaque fois que cela est possible. Vous pouvez contacter les candidates et les candidats qui se présentent dans votre circonscription et vous assurer qu’ils tiennent compte de votre opinion. Vous pouvez également faire du bénévolat dans une circonscription charnière détenue par les Conservateurs, ou participer à notre campagne téléphonique à partir de votre domicile. Même si vous ne pouvez pas voter, nous aurons besoin de vous dans les prochaines semaines !

La campagne Votons ensemble est-elle au service d’un parti politique?

À l’action est une organisation entièrement indépendante. Nous ne sommes affiliés à aucun parti politique que ce soit. Nous agissons de manière transversale, sans nous soucier de lignes de parti, afin de faire progresser les enjeux prioritaires que sont la démocratie, l’égalité et le climat.

Nous croyons que le Parti conservateur de Stephen Harper a grandement entravé les progrès du Canada dans ces domaines. C’est pourquoi nos groupes de sympathisants locaux ont décidé de s’impliquer dans la présente campagne électorale. Une fois l’élection terminée, nous inviterons les nouveaux élus à collaborer avec nous dans le but d’obtenir une démocratie plus forte, une économie plus juste et un environnement plus sain.

Nous n’appuyons aucune formation politique en particulier, mais nous invitons tous les partis à être plus ambitieux. Nous appuyons les candidates et les candidats qui ont le plus de chances de vaincre le Parti conservateur et qui représenteront le mieux les valeurs de nos membres une fois élus.

Pourquoi devrais-je être bénévole chez À l’action plutôt que dans un parti politique?

Nous ne serons pas présents dans les circonscriptions où un candidat non conservateur a une forte longueur d’avance. Si votre but est de faire élire une personne spécifique, vous devriez militer pour le parti que cette personne représente.

Toutefois, nous savons que la division du vote peut entraîner des résultats indésirables, y compris dans les circonscriptions qui semblent acquises à un candidat non conservateur. Le travail partisan ne pourra pas régler ce problème de représentation puisque les partis politiques sont, par définition, en quête du plus grand nombre de votes.

De plus, nous croyons que la politique ne devrait pas être laissée aux politiciens. En mettant certains enjeux à l’avant-plan et en ralliant les forces progressistes derrière la candidate ou le candidat qui a le plus de chances de vaincre le Parti conservateur, À l’action fait ce que les partis politiques sont incapables de faire. Les gens recherchent une tierce partie indépendante et fiable, ce qui nous place dans une position avantageuse pour mener cette campagne et prévenir la division du vote. En fin de compte, le bénévolat chez À l’action vous permettra de développer un réseau social et des compétences utiles à long terme. Vous pourrez demander que les politiciens vous rendent des comptes bien au-delà de 2015.

Les partis d’opposition veulent vaincre les Conservateurs. Pourquoi ne coopèrent-ils pas?

Au cours des dernières années, des milliers de personnes se sont ralliées aux campagnes d’À l’action et ont demandé au NPD, au Parti libéral et au Parti vert d’unir leurs forces pour réformer le mode de scrutin et vaincre le Parti conservateur.

Grâce à nos campagnes, le NPD et le Parti libéral se sont prononcés en faveur d’une réforme du mode de scrutin. Seul le Parti vert a démontré une volonté de coopérer avec les autres partis avant l’élection, tandis que le NPD et le Parti libéral ont choisi de faire cavalier seul. Toutefois, le Parti vert et le NPD ont manifesté leur volonté de coopérer avec le Parti libéral après l’élection.

Dans le cadre de la présente campagne électorale, nous aiderons les gens à aborder l’enjeu démocratique de manière autonome. Nous avons décidé de renforcer les capacités organisationnelles et le réseautage des citoyens souhaitant déloger les Conservateurs afin d’obtenir une démocratie plus forte, une économie plus juste et un environnement plus sain.

Nous poursuivrons nos efforts après l’élection pour que ces enjeux fassent l’objet d’une véritable coopération multipartite.

D’où provient votre financement?

La plus grande partie de notre financement provient de modestes dons en ligne individuels. Dans le cadre de la présente campagne électorale, À l’action n’accepte que les dons en provenance du Canada. Notre organisation est un tiers enregistré auprès d’Élections Canada. Notre financement fera l’objet d’un rapport détaillé et dûment vérifié.

 

Nous sommes extrêmement fiers et reconnaissants de pouvoir compter sur des citoyens aussi motivés. Entre le début de 2015 et les premiers jours d’août, nos campagnes de sociofinancement ont en effet recueilli 11 400 dons individuels d’une valeur s’échelonnant entre 10 et 50 dollars. La plus grande partie de ces dons ont été versés par un noyau de quelque 2000 contributeurs mensuels réguliers.

Les donateurs individuels canadiens sont à l’origine de 75 % de notre financement annuel pour l’année 2015. Le 25 % restant provient d’organisations souhaitant financer différents projets, et moins de 20 % de cette part provient de l’extérieur du Canada. Les bourses et les dons que nous recevons sont généralement destinés aux programmes de coopération internationale et de lutte aux changements climatiques que nos membres considèrent prioritaires.